Biographie courte et informations sur Thomas Bernhard
Thomas Bernhard est né le 9 février 1931 à Heerlen, aux Pays-Bas, et est mort le 12 février 1989 à Gmunden, en Autriche. Auteur autrichien, il a écrit des romans et des pièces de théâtre. Parmi ses œuvres majeures figurent Le Neveu de Wittgenstein, Des arbres à abattre, Maîtres anciens et Place des Héros. Bernhard a connu une enfance difficile avant de s'imposer dans les milieux littéraires, passant ses dernières années retiré en Haute-Autriche.
- La jeunesse est un défaut... Mais le défaut de l’âge, c’est de voir les défauts de la jeunesse.
- Celui qui se suicide ne se suicide jamais au moment le plus opportun.
- Faire des cadeaux est une habitude épouvantable, naturellement contractée par mauvaise conscience et, très souvent aussi, par la peur commune de la solitude.
- L’absence d’idées chez l’homme est sa mort et combien d’hommes sont dépourvus d’idées, totalement sans aucune idée, ils n’existent pas.
- Chacun veut vivre, personne ne veut être mort, tout le reste est mensonge.
- La mort ne doit en aucune façon redresser l’image que nous avons d’un homme.
- Passer sous silence n’est pas mensonge.
- Exerce, exerce tes forces, et ce qui aujourd’hui te coûte des efforts deviendra demain machinal.
- L’étranger, débarquant dans une région qui lui est totalement inconnue et au milieu d’êtres totalement nouveaux pour lui, les perçoit toujours comme beaucoup plus froids et plus horribles qu’ils ne sont en réalité.
- La véritable intelligence ne connaît pas l’admiration, elle prend connaissance, elle respecte, elle estime, c’est tout.
- La seule poésie, dis-je, est la nature, la seule nature est la poésie.
- Publier est une pure folie, un crime de l’esprit, mieux encore, un crime capital contre l’esprit. Oui, nous ne publions que pour satisfaire notre désir de gloire.
- L’ascenseur était en panne, le couloir plongé dans une obscurité totale, et nous montions à tâtons, nous encourageant mutuellement par nos halètements.
- Il méprisait la société actuelle, qui en tout et à tout propos renie sa propre histoire, et qui, ce faisant, n’a ni passé ni avenir, comme il s’est une fois exprimé, et qui est devenue la proie de l’abrutissement par la science atomique.
- Pour pouvoir survivre, il nous faut toujours penser sérieusement des pensées qui ne sont jamais prises au sérieux, pensé-je.
- Avancer dans le domaine de la connaissance, c’est s’éloigner du merveilleux.
- L’incompréhensible c’est le miracle. Le monde insondable est celui des miracles et de la magie, alors que celui qu’on comprend n’est qu’étonnant, sans plus. Avancer dans le domaine de la connaissance, c’est s’éloigner du merveilleux.
- La plupart de nos professeurs sont des créatures minables, qui semblent s’être donné pour tâche de barricader la vie de leurs élèves et de la transformer, finalement et définitivement, en une épouvantable déprime.
- J’ai toujours dérangé et j’ai toujours irrité. Tout ce que j’écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu’existence n’est rien autre qu’une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l’attention sur des faits qui dérangent et irritent.
- L’admiration est plus facile que le respect, que l’estime, l’admiration est le propre de l’imbécile.
- Les historiens d’art sont les véritables destructeurs de l’art. Les historiens d’art bavardent sur l’art jusqu’à ce qu’ils l’aient tué de leur bavardage.
- Le monde est davantage usé par nous, davantage le monde par nous que nous par le monde.
- Peu de choses dans ma vie m’ont effectivement passionné davantage que l’aspect pénal de notre monde. Si nous considérons cet aspect pénal de notre monde, c’est-à-dire de notre société, nous avons, comme on dit, de quoi nous étonner chaque jour.
- Nous passons toute notre vie à nous comprendre nous-mêmes et nous n’y arrivons pas, comment pouvons-nous croire que nous pourrions comprendre quelque chose qui n’est même pas nous.
- Ceux qui étudient dans un institut accordent toujours moins de valeur qu’il n’en a à leur propre institut et lorgnent en direction de l’institut concurrent.
- Dès mon enfance je l’ai évitée, la masse, j’ai détesté la foule, le rassemblement de gens, cette concentration de grossièreté et d’étourderie et de mensonge. Autant nous devrions aimer chacun en particulier, me dis-je, autant nous détestons la masse.
- L’oeuvre d’art la plus grande et la plus remarquable finit tout de même par nous peser dans la tête comme un morceau de mensonge et de vulgarité, comme un morceau beaucoup trop gros de viande dans l’estomac.