Il méprisait la société actuelle, qui en tout et à tout propos renie sa propre histoire, et qui, ce faisant, n’a ni passé ni avenir, comme il s’est une fois exprimé, et qui est devenue la proie de l’abrutissement par la science atomique.
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- Dès mon enfance je l’ai évitée, la masse, j’ai détesté la foule, le rassemblement de gens, cette concentration de grossièreté et d’étourderie et de mensonge. Autant nous devrions aimer chacun en particulier, me dis-je, autant nous détestons la masse.
- Le monde est un mauvais génie pour la science, la science est le mauvais génie pour le monde.
- Un monde sans science, c’est l’esclavage, c’est l’homme tournant la meule, assujetti à la matière, assimilé à la bête de somme.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.
- La science n’a pas de patrie.
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.
- Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l’échantillon que lui renvoyait son miroir.
- Un scientifique est aussi faible et humain que n’importe quel homme, mais la poursuite de la science peut l’ennoblir même contre sa volonté.
- La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l’utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
- Dans l’oeuvre de la science seulement on peut aimer ce qu’on détruit, on peut continuer le passé en le niant, on peut vénérer son maître en le contredisant.
- Ce qui tuera l’ancienne société, ce ne sera ni la philosophie, ni la science. Elle ne périra pas par les grandes et nobles attaques de la pensée, mais tout bonnement par le bas poison, le sublimé corrosif de l’esprit français : la blague.
- C’est une triste chose que la critique, que l’étude, que de descendre au fond de la science pour n’y trouver que la vanité, d’analyser le coeur humain pour y trouver l’égoïsme, et de ne comprendre le monde que pour n’y voir que malheur.
- Ce lieu du savoir interdit est défendu par de nombreuses et fort savantes inventions. La science utilisée pour occulter au lieu d’éclairer. Je n’aime pas cela du tout. Un esprit pervers préside à la sainte défense de la bibliothèque.
- Nous avons construit un monde où l’intelligence est la première des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
- En science comme ailleurs, l’inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l’autoritarisme sont toujours à craindre.