Biographie courte et informations sur Didier Van Cauwelaert
Didier van Cauwelaert, né le 29 juillet 1960 à Nice, est un écrivain français au parcours captivant. Fils d’un père avocat belge au destin bouleversant, il débute très jeune dans l’écriture, publiant son premier roman à 22 ans. Lauréat du prix Goncourt en 1994 pour *Un aller simple*, il s’est aussi fait remarquer avec *L’Astronome* et *La Maison des lumières*. Conteur prolifique et touche-à-tout, il écrit romans, théâtre et scénarios, toujours porté par une énergie créative et une réflexion singulière sur la vie et l’au-delà.
- Il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
- Qui peut dire si l’on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu’on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
- Et je lui souris. Pas le sourire standard de l’hypermarché; le sourire que son fils m’a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.
- C’est impressionnant comme ça vient vite, l’autorité, quand on a un peu de pouvoir.
- Nous avons peur de ce qui nous dépasse.
- Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l’élan, la densité, le mystère.
- Je ne suis pas d’une intelligence à couper au couteau, je le sais bien, mais l’amour me rend spécialement idiot, même si je prends ça pour de la délicatesse.
- Un jour, à force de caresser les mots, ils m’entraîneraient avec eux sous la surface, et il n’y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.
- C’est bon d’avoir eu un copain. C’est moins douloureux qu’une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l’espoir qu’on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
- Pourquoi ne fait-on l’effort de comprendre les autres que lorsqu’ils ne vous gênent plus ?
- Il y a des phrases anodines qui peuvent influencer le destin avec autant de brutalité qu’un serment ou un pacte.
- C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
- On s’aimera tant qu’on s’aimera; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s’installe dans la durée sans qu’on en ait conscience.
- Pourquoi ne fait-on l’effort de comprendre les autres que lorsqu’ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l’amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j’ai cherché ailleurs pour me croire libre.
- Toujours cette peur de blesser ceux qu’on aime en ouvrant notre coeur. Ce qu’ils déduisent de nos silences leur fait tellement plus mal.
- Ma Trinité à moi, c’est d’incarner à la fois le fils légitime, l’adopté, la bâtard. D’aimer de la même manière ceux qui me revendiquent, me rejettent et me tolèrent.
- Je pense que tout vient de là : vous faites pleuvoir parce que vous avez peur du soleil.
- Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
- Le jour où boire et fumer n’existeront plus, on lira sur les murs : Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
- Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s’aimer sans s’abîmer parce qu’ils n’ont pas besoin de se fuir, d’exercer un pouvoir sur l’autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
- Une star existe par l’image que s’en fait le public, et l’amour qu’on vous porte nourrit sans fin les sentiments qu’on vous prête.
- Je n’ai pas besoin de croire. Pas envie d’être sûr. La probabilité me suffit.
- La vieillesse n’est pas un naufrage; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.