Il y a des phrases anodines qui peuvent influencer le destin avec autant de brutalité qu’un serment ou un pacte.
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La perspective d’un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d’un supplice terrible, dont l’espoir de l’impunité anéantit presque toute l’horreur.
La promesse est ce qu’il y a de plus courtois et de plus fashionable ; l’exécution est une sorte de codicille ou de testament qui atteste une maladie grave dans le jugement de l’auteur.
Un combat peut exprimer des choses que les gens pourraient ne pas pouvoir dire avec des mots.
Ainsi se déposent peu à peu dans un cœur d’homme les éléments troubles dont se forme la trahison.
La violence sucrée de l’imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
La provocation prête un pouvoir de commandement. Elle ordonne le duel, la répulsion, la révolte, mais aussi les alliances et les amitiés. Parfois elle met au garde-à-vous, à part quelques mercenaires en rupture de bang.
La promesse et le conditionnel, l’injustice et la peur se sont alliés dans le meurtre du futur.
Adieu guerrier illustre : ton courage dans le malheur inspire de l’estime à ton ennemi le plus acharné.
N’est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
L’arc aboli de tristesse élancée. / Dans une lutte imperceptible, ultime / Se raffermit conjointement, minime ; / Les dés sont à demi lancés.

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