C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
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L’histoire était stupéfiante. Ainsi donc, si difficile à imaginer que ce soit, que d’évènements se produisaient dans l’existence des gens, tragédies, chagrins, miracles, instants qui modifiaient une vie entière.
L’homme s’est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Cette vie foisonnante de l’histoire est si merveilleusement riche qu’elle réduit à néant les inventions sans génie d’une imagination essoufflée.
Souvent je ne pouvais m’empêcher de croire que ce qui me donnait, en pensant à elle, la troublante cuisson de tels désirs, était un de ces faits pathologiques et monstrueux qui dominent également la science de l’homme et sa volonté.
Penser contre son temps c’est de l’héroïsme. Mais le dire, c’est de la folie.
Comme la folie, est la gloire de cette vie.
Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou.
Voir, c’est croire. Et pourtant c’est incroyable ce que les gens peuvent croire !
Les faits sont périssables, crois-moi, seule la légende reste, comme l’âme après le corps, ou comme le parfum dans le sillage d’une femme.
Les vedettes, c’était les derniers grands monstres sacrés. Ils l’étaient par leur talent, leur génie et parce qu’ils préservaient une forme de mystère.

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