Souvent je ne pouvais m’empêcher de croire que ce qui me donnait, en pensant à elle, la troublante cuisson de tels désirs, était un de ces faits pathologiques et monstrueux qui dominent également la science de l’homme et sa volonté.
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- Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
- La science m’ordonne de n’aimer que moi, attendu que tout le monde est fondé sur l’intérêt personnel.
- Mais, croyez-moi, l’amour est une autre science, burrhus, et je ferais quelque difficulté - D’abaisser jusque-là votre sévérité.
- Pour le savant, croire la science achevée est toujours une illusion aussi complète que le serait pour l’historien de croire l’histoire terminée.
- La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l’utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
- Toute science a la voracité destructrice d’un rite obsessionnel.
- Chez l’homme civilisé, la crainte de ses morts n’a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
- Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.
- Il est très étonnant que je n’aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m’y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l’homme. Il m’est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
- J’ai étudié la philosophie, - La jurisprudence et la medecine, - Et même, hélas ! La théologie - Laborieusement d’un bout à l’autre. - Et voici que, pauvre fou, avec toute ma science, - Je ne suis pas plus sage qu’auparavant.
- Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.
- Mais l’homme s’était nourri si longtemps de ses rêves que, mis en face de la brutale réalité, il ne put se résoudre à les voir disparaitre sans tenter un dernier effort.
- Tout l’effort de la science n’avait été qu’une longue poursuite de l’insaisissable prima materia et de la clé de ses manifestations multiples.