Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
Écrivain, 1808-1889Il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin.
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Source vérifiée
Les Diaboliques (1874), À un dîner d’athées
… Autrefois, comme beaucoup de pères, il avait poussé des cris de cormoran contre les dépenses et les folies de son fils; mais depuis que Mesnil — ainsi qu’il disait par abréviation familière — était resté pris comme un Titan sous la montagne renversée de l’Empire,il avait pour lui le respect d’un homme qui a pesé la vie dans tous les trébuchets du mépris et qui trouvait que rien n’est plus beau, après tout, que la force humaine écrasée par la stupidité du destin!
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C’était quelqu’un d’ouvert, d’heureux, d’épanoui et de confiant, qui croyait en la bienveillance divine, la sainteté du mariage, et la bonté innée de la nature humaine. Sa stupidité ne s’arrêtait pas là.
Il avait été toute sa vie un grand séduit beaucoup plus qu’un vulgaire séducteur.
C’qui fait un homme, c’est sa conscience, c’qui fait sa valeur, c’est sa constance, j’distingue l’envie de l’avarice aussi la méchanceté naïve de la malice.
L’homme fort sent sa propre dignité, rit en lui-même des pitoyables inventions avec lesquelles on veut tenter son courage, et, sûr de leur impuissance, il s’endort sans inquiétude et se réveille sans crainte.
Cet homme avait tant d’intelligence qu’il n’était presque plus bon à rien dans ce monde.
Il avait fait plus que de rendre justice à la docilité de Fénelon, il l’avait prédite ; les âmes droites et pures se connaissent et se devinent.
Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser.
Il s’aperçut qu’il y avait autre chose dans le monde que les spéculations de la Sorbonne et les vers d’Homerus que l’Homme avait besoin d’affections que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n’avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Crois-moi, la liberté, que tout mortel adore,
Que je veux leur ôter, mais que j’admire encore,
Donne à l’homme un courage, inspire une grandeur,
Qu’il n’eût jamais trouvés dans le fond de son cœur.

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