Les hommes pensent leur destin plutôt qu’ils ne le gouvernent mais c’est là déjà une grande dignité.
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La dureté du destin encourage celle des hommes.
Ce qu’un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
Ce que les hommes appellent communément leur destin, ce ne sont souvent que leurs propres bêtises.
Sans doute l’homme est-il maître de son destin ; il n’est pas le maître du chemin qui y mène.
L’homme, quoiqu’on en dise, est le maître de son destin. De ce qu’on lui a donné, il peut toujours faire quelque chose.
C’est une chose grande et que tout homme envie D’avoir un lustre en soi qu’on épand sur sa vie, D’être choisi d’un peuple à venger son affront, De ne point faire un pas qui n’ait trace en l’histoire, Ou de chanter les yeux au ciel, et que la gloire Fasse avec un regard reluire votre front.
C’est la dignité qui impose aux hommes, tandis que le génie ne fait que les saisir.
J’ai toujours pensé que pour un homme qui se destine à la vie publique, la véritable dignité ne consistait pas à éluder des interpellations mais à y répondre.
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l’équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu’elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.

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