Biographie courte et informations sur Maurice Chapelan
Maurice Chapelan, né le 1er janvier 1906 à Valence (Drôme), s’installe à Paris en 1930. Journaliste, essayiste et scénariste, il signe ses chroniques sous le pseudonyme Aristide dans Le Figaro Littéraire, où il défend une langue française rigoureuse mais vivante. Il publie plusieurs ouvrages dont des anthologies et recueils de maximes. Reconnu par l’Académie française, il reçoit plusieurs prix, dont le Broquette-Gonin en 1960. Il s’éteint le 14 mars 1992 à Coye-la-Forêt (Oise).
- Penser est beau; prier est mieux; aimer est tout.
- Cela m’est égal que d’autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d’écrire, car c’est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
- La vieillesse embellit tout : elle a l’effet du soleil couchant dans les beaux arbres d’octobre.
- Le ramollissement du sexe durcit le coeur.
- La prise de position d’un homme devant la peine de mort est pour moi un test absolu de son niveau de civilisation.
- La justice, c’est l’injustice équitablement partagée.
- Souffrir par l’abandon d’une femme, mes larmes coulent encore.
- Instruction : des pierres dans un sac. Culture : une graine dans un pot.
- Je t’aime, tu m’aimes, on sème.
- Aimer son prochain comme soi-même est le commandement unique de l’amour.
- Pour aller au bout du plaisir, il faut aimer plus que le plaisir.
- L’absence est un arsenic : un peu fortifie l’amour, beaucoup le tue.
- Une pensée bien exprimée est toujours musicale.
- La vieillesse est une tombe où pourrissent l’un sur l’autre nos cadavres d’enfant, d’adolescent et d’homme.
- L’essence du bonheur est de se croire unique.
- Ceux qui ne font pas l’amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ce qui le font.
- Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne : je n’ai pas d’autre morale.
- Les pensées, même abstraites, doivent rappeler que le cerveau est irrigué par le coeur.
- Le bonheur d’aimer est d’essence profondément religieuse. Il relie, mais l’on sait à qui et comment.
- Elle chantait des couplets stupides : Le mal aux dents C’est l’mal d’amour On croit qu’ ça va durer toujours Et puis ça passe.
- L’illusion du vers, bon ou mauvais, est telle, qu’à travers un sonnet la vie est toujours belle.
- La vie n’est pas mauvaise, elle est pire. On ne choisit pas ses parents, rarement sa religion, à peine ses amis et sa femme; ainsi presque tout dont dépend ou le bonheur ou le malheur de l’homme échappe à sa judiciaire.
- Plus sage que l’amour, l’amitié s’épargne les serments.
- La dernière illusion est de croire qu’on les a toutes perdues.