Biographie courte et informations sur Michel Audiard
Michel Audiard, né le 15 mai 1920 à Paris et décédé le 28 juillet 1985 à Dourdan, est une figure marquante du cinéma français. Ce dialoguiste et scénariste au talent unique a donné vie à des classiques comme *Les Tontons flingueurs* et *Garde à vue*. Son verbe vif et sa gouaille parisienne ont marqué une époque. Auteur aussi d’écriture et réalisateur, il a transmis sa passion à son fils Jacques Audiard, poursuivant ainsi une belle lignée créative.
- Et dites-vous bien que dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c’est faciliter la réussite des médiocres.
- L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.
- Il faut user un grand nombre de femmes bêtes pour oublier une femme intelligente !
- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.
- L’éloquence sacrée, c’est comme la musique religieuse : pas besoin de comprendre pour écouter.
- Je me suis rendu compte que je prenais de l’âge le jour où j’ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu’avec les patrons de bistrot.
- Je crains malheureusement qu’on ne s’attache pas à une femme avec des vertus culinaires. Avec des vertus d’aucune sorte d’ailleurs.
- La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.
- Les mauvaises pensées ne sont permises qu’aux gens bien portants.
- Dans la guerre il y a une chose attractive, c’est le défilé de la victoire, l’emmerdant c’est avant.
- Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.
- La pire maladie des hommes c’est de donner tout son amour à une seule bonne femme.
- Plus t’as de pognon, moins t’as de principes. L’oseille c’est la gangrène de l’âme.
- La réussite et surtout la fréquentation de vos amies m’ont appris une chose : à ne plus chercher au coin de la rue ce que l’on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
- Si les parents fermaient pas toutes les portes, peut-être que les gamins auraient pas envie de s’aérer.
- Qu’un homme puisse aimer sa femme et surveiller la note de gaz est d’une ambiguïté difficile à supporter.
- Le football n’intéresse que les politiciens, les enfants, et les fabricants de ballons.
- La jeunesse boit de l’eau pétillante et les anciens combattants, des eaux de régime.
- Je connais ton honnêteté mais je connais aussi mes classiques. Depuis Adam se laissant enlever une côte et Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont foiré étaient basées sur la confiance.
- La danse, c’est du pelotage : tout ce qu’on fait avec les pieds est parfaitement secondaire. Tout le monde s’en fout.
- Je me suis marié parce que ça donnait le droit à un costume pur laine et des chaussures en cuir : voilà où ça mène l’élégance.
- Dans le temps, si on t’avait foutu à la lourde chaque fois que t’as fait des conneries, t’aurais passé ta vie dehors.
- La Politique, messieurs, devrait être une vocation. Je suis sûr qu’elle l’est pour certain d’entre vous. Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier.
- À partir de Novembre, [ pour un clochard ] je ne connais que deux solutions convenables : la prison ou la Côte d’Azur.
- Le week-end en famille est une tradition plus tenace que la poule au pot.
- Mais en écoutant M. Chalamont, je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs, on lui fait dire ce que l’on veut. Les chiffres parlent, mais ne crient jamais.