Biographie courte et informations sur Jean Anouilh
Jean Anouilh est né le 23 juin 1910 à Bordeaux et est décédé le 3 octobre 1987 à Lausanne. Dramaturge français, il a abordé aussi bien la comédie que la tragédie dès les années 1930. Des pièces comme Antigone(1944) ou L'Alouette(1953) illustrent son approche audacieuse et profonde, entre fantaisie et gravité.
- La tête, le coeur font mille bêtises. Les mains se trompent rarement.
- Soyez donc bons à quelque chose, et vous serez toujours aimés !
- On ne s’aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S’aimer, c’est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
- Quel étrange plaisir de réaliser ses mensonges !
- Si les hommes se donnaient pour oublier le centième du mal qu’ils se donnent pour se souvenir, je suis certain que le monde serait depuis longtemps en paix.
- Qu’est-ce que gouverner le monde sinon faire croire à des imbéciles qu’ils pensent d’eux-mêmes, ce que nous leur faisons penser ?
- Le texte, au théâtre, c’est encore ce qu’il y a de moins important. Ils n’entendent qu’une phrase sur deux.
- C’est bon de mourir pour quelque chose. De se dire qu’on est un petit grain de sable, c’est tout, mais qu’à force de mettre des grains de sable dans la machine, un jour, elle grincera et elle s’arrêtera.
- Mourir, mourir… Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle, et c’est plus long.
- Je crois que Dieu pardonnera à tout le monde, sauf aux médiocres.
- Comprendre : toujours comprendre. Moi je ne veux pas comprendre.
- Ah ! Nos nuits d’amour, lucienne ! L’union des corps et des coeurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite...
- Si Dieu avait voulu que l’amour soit éternel, je suis sûr qu’il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
- Je suis pour l’indissolubilité du mariage. C’est le seul moyen de ne pas faire l’imbécile deux fois.
- Toi, tu mets ton point d’honneur à ne pas être dans le vent ! - J’ai peur de m’enrhumer.
- Il y a l’amour. Et puis il y a la vie, son ennemie.
- L’amour, c’est quand la folie a l’approbation de la raison.
- La mort est douce... Ce qui fait souffrir avec certains poisons, certaines blessures maladroites, c’est la vie.
- La première dame : Cela existe, l’âge de raison, pour les hommes ? - Antoine : Mais oui, mais oui... Un pied dans la tombe, ils comprennent qu’ils ont été terriblement inattentifs, et qu’ils ont laissé passer le bonheur...
- L’expérience du bonheur est une chose épouvantable. Elle apprend que la vie ne pèse pas.
- Le mensonge est parfois une forme préalable de la vérité.
- C’est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles.
- J’ai Galopin dans ma voiture. C’est un anecdotier remarquable. Nous allons faire un voyage délicieux.
- Le mariage, ma petite, c’est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
- Toute notre vie avec notre belle morale et notre chère liberté, cela consiste en fin de compte à nous accepter tels que nous sommes...
- Fabrice : Et à ne pas faire souffrir les autres, vous me l’apprendrez aussi ? - Ornifle : C’est une science inutile. Les autres meurent de souffrir. Pourquoi se compliquer la vie et leur refuser ce plaisir ?
- L’illusion du plaisir et la peur de la mort sont les seules industries où l’on peut faire lâcher jusqu’à leur dernier sou aux hommes...
- Avec Dieu, ce qu’il y a de terrible, c’est qu’on ne sait jamais si ce n’est pas un coup du diable...
- Dieu a sans doute donné la venue lente de l’impuissance aux hommes pour leur apprendre à apprivoiser la mort...
- Une pièce de théâtre sert à donner du travail au comédien et du plaisir au spectateur.
- Il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m’empêchera d’être heureuse...
- Le drame du cocu, c’est le drame de l’homme : la connaissance.
- C’est quand on comprend qu’il n’y a rien à casser qu’on commence à devenir un homme. On vit très bien avec une douleur, vous verrez, une fois que la connaissance est faite. On lui découvre des subtilités, des replis. On en devient le spécialiste.
- Il y a des êtres qui ne peuvent respirer que dans le luxe. Si on leur enlève le luxe, ils s’étiolent.