La première dame : Cela existe, l’âge de raison, pour les hommes ?
Antoine : Mais oui, mais oui… Un pied dans la tombe, ils comprennent qu’ils ont été terriblement inattentifs, et qu’ils ont laissé passer le bonheur…
Écrivain, 1910-1987La première dame : Cela existe, l’âge de raison, pour les hommes ?
Antoine : Mais oui, mais oui… Un pied dans la tombe, ils comprennent qu’ils ont été terriblement inattentifs, et qu’ils ont laissé passer le bonheur…
Écrivain, 1910-1987Partager sur
Source vérifiée
Les poissons rouges : ou Mon père, ce héros
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Combien d’hommes, au seuil de la vieillesse, camouflent en détachement, philosophique ou religieux, le ramollissement de leurs facultés et de leur volonté !
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Jeannette (en parlant des hommes de cinquante ans) : C’est le bel âge.
Rosy : Tu dis vrai. C’est l’âge où ils croient qu’ils font encore ce qu’ils veulent.
Une jeune femme a beau se convaincre que tous les hommes sont des vauriens, il en vient toujours un qui a l’air d’une exception.
Deux vérités que d’ordinaire les hommes n’admettent pas : l’une est qu’ils ne savent rien ; l’autre qu’ils ne sont rien. Ajoutez-en une troisième, intimement liée à la précédente : qu’ils n’ont rien à espérer après la mort.
Toutes les présences à l’œuvre sur terre sont féminines : la mère, la tempête, la passion, la désagrégation, la maladie, la mort. Mais en face d’elles se tient… Un vieillard qui les valait toutes : le temps !
L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche. En amour il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes, le reste n’est que du remplissage.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
Certains hommes sont ainsi. Une seule femme existe pour eux. Et si cette femme devient inaccessible, ils sont incapables de la chasser de leur souvenir. Elle demeure en eux, ne changeant pas, ne vieillissant pas.
Comme il est avéré depuis l’aube de l’humanité, rare est l’homme fort suffisamment fort pour ignorer les larmes d’une femme…

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.