Que l’on ait quinze ans, vingt ans, quarante ans, soixante-quinze ans, c’était toujours la même histoire : cette putain de maladie d’amour qui dévastait tout sur son passage, ces moments de bonheur si fugaces qui exigeaient un prix exorbitant à payer...
Image : Que l’on ait quinze ans, vingt...

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- Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents On se fout du tiers comme du quart On prend l’bonheur toujours en r’tard Quand on aime, c’est pour toute la vie Cette vie qui dure l’espace d’un cri.
- Arrive-t-il un moment de la vie où le bonheur est passé, où l’on attend plus rien ? Est-ce cela que vieillir ? Lorsque aujourd’hui ne parle que d’hier, quand le présent n’est plus qu’un trait de nostalgie que l’on cache pudiquement par des éclats de rire ?
- Mais non, ma jeunesse est finie... - Adieu, doux rayon qui m’as lui, - Parfum, jeune fille, harmonie... - Le bonheur passait, il a fui !
- Dix-huit ans. A cet âge, c’est plutôt le bonheur et la tranquillité qui ont tendance à paraître inconciliables...
- Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
- On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
- La cinquantaine, c’est l’adolescence qui revient de l’autre côté de la vie adulte - le serre-livres correspondant - avec ses troubles de l’identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu’il faut pour s’en accommoder.
- Amitié : Seul sentiment que l’âge renforce. On peut badiner avec l’amour mais pas avec l’amitié. Car, contrairement au premier, la seconde n’est pas dévastée mais embellit par l’augmentation de l’espérance de vie.
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- Pendant vingt-deux ans, je n’ai cessé de répéter que les gens tombent dans telle ou telle folie, qu’ils se plaignent de ceci ou de cela, parce que leurs corps sont raides, qu’ils sont incapables de donner l’amour et d’en jouir.
- Qui sut aimer au temps de la jeunesse, voudrait aimer jusqu’à son dernier jour. Qui sut aimer, même dans sa vieillesse, regrette encor tant doux chagrins d’amour.
- Tout est routine passé les élans de la jeunesse, les plus belles, nobles aventures, ça s’aboutit dans les scribouillages fastidieux... à votre bon coeur messieurs dames enivrés d’émotions fortes !
- Le bonheur était une denrée rare. Tout le monde lui courait après, mais combien le trouvait vraiment et se fracassait contre un mur de douleurs et de souffrances ?
- La première dame : Cela existe, l’âge de raison, pour les hommes ? - Antoine : Mais oui, mais oui... Un pied dans la tombe, ils comprennent qu’ils ont été terriblement inattentifs, et qu’ils ont laissé passer le bonheur...
- Vive la gaieté ! Je prends une existence nouvelle à chaque aurore ! Oublieuse du passé, ivre encore des assauts de la veille, tous les soirs j’épuise une vie de bonheur, une vie pleine d’amour !