Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents On se fout du tiers comme du quart On prend l’bonheur toujours en r’tard Quand on aime, c’est pour toute la vie Cette vie qui dure l’espace d’un cri.
Image : Pour tout bagage, on a vingt...

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- Que l’on ait quinze ans, vingt ans, quarante ans, soixante-quinze ans, c’était toujours la même histoire : cette putain de maladie d’amour qui dévastait tout sur son passage, ces moments de bonheur si fugaces qui exigeaient un prix exorbitant à payer...
- Nous ne le savons déjà que trop par nous-mêmes, cette vie n’est qu’une épreuve passagère malgré cela, nous nous cramponnons à elle, espérant toujours y découvrir le bonheur.
- L’enfance est consacrée Aux doux jeux; la jeunesse à l’amour est livrée, et l’âge mûr au soin d’établir sa maison. Croyez-moi, le bonheur est de toute saison.
- Dix-huit ans. A cet âge, c’est plutôt le bonheur et la tranquillité qui ont tendance à paraître inconciliables...
- Habiter dans la chambre chez tes parents quand t’as dépassé la barre de tes 24 ans donne vite le sentiment que la vie s’répète. Les vieux posters sur les murs crient : Défaite !
- Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
- On quitte d’abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c’est toujours la même peine qu’on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
- C’est du vide, c’est l’immuable, c’est l’immobile. Parfois, les gens regardent leurs parents et se disent : « Cet homme, cette femme, c’est moi en vieux, voilà comment je serai plus tard. » Mon père, c’est moi en mort.
- On vit, toute sa vie, sur les émotions, les sensations de ses vingt premières années. Ce sont les seules qui comptent. Les seules importantes, parce qu’elles te façonnent. Tu peux t’arrêter de vivre à vingt ans et avoir fait le plein de ta vie.
- Au fond, on devrait toujours attendre d’avoir quatre-vingts ans pour devenir amoureux. Ainsi, quoi qu’il advienne, on est à peu près sûr que ça durera toute la vie... à moins de mourir entre-temps.
- A vingt, trente, quarante ans, on peut encore remettre ce que l’on a à faire au lendemain mais à partir d’un certain âge, c’est provoquer le destin.
- Tu as vingt ans, tu déconnes un brin et quand tu te réveilles, tu en as trente. C’est fini, plus jamais ton âge ne commencera par un deux.
- Il y a des traits qu’on n’enlève pas aux gens, qu’ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l’enfance. Ou le malheur.
- Une fois que vous êtes un parent, un homme ou une femme, chaque chose qui se passe dans votre vie est vue à travers le prisme d’être un parent.
- La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps, elle se fait adieu. Elle vous a tout pris, et elle n’a plus rien à vous donner, je vais souvent dans les endroits fréquentés par la jeunesse pour essayer de retrouver ce que j’ai perdu. Parfois je reconnais le visage d’un camarade tué à vingt ans. Souvent, ce sont les mêmes gestes, le même rire, les mêmes yeux. Quelque chose, toujours, demeure. Il m’arrive alors de croire presque qu’il est resté en moi quelque chose de celui que j’étais il y a vingt ans, que je n’ai pas entièrement disparu.