On quitte d’abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c’est toujours la même peine qu’on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
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- Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.
- Je me sentais impuissant, exilé dans cette banlieue de la vie qu’est un mariage malheureux, voué à un long et morose enlisement.
- Mariez-vous; je vous crie que la famille est le port. On vous l’a dit trop tôt, je ne vous le dis pas trop tard. On a l’âge que l’on paraît avoir. Faites un mariage d’amitié pour avoir des enfants. L’amour ne procrée guère.
- Il ne faut pas oublier que le premier devoir, dans le mariage, est de se faire pardonner d’être là.
- Le mariage est comme nue forteresse assiégée; ceux qui sont dehors veulent y entrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir.
- Pour aimer la vie paisible et domestique, il faut la connaître; il faut en avoir senti les douceurs dès son enfance. Ce n’est que dans la maison paternelle qu’on prend du goût pour sa propre maison.
- Perdre un de ses parents peut-être regardé comme un malheur. Perdre les deux ressemble à de la négligence.
- Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents On se fout du tiers comme du quart On prend l’bonheur toujours en r’tard Quand on aime, c’est pour toute la vie Cette vie qui dure l’espace d’un cri.
- On aime nos parents, puis on les trouve chiants, puis on part ailleurs.
- Quand tu aimes il faut partir Quitte ta femme quitte ton enfant Quitte ton ami quitte ton amie Quitte ton amante quitte ton amant Quand tu aimes il faut partir.
- Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu’il vient à peine de naître.
- On ne quitte pas aisément sa famille, sa maison, ses amis, son travail, son passé. Ceux qui le feront seront des gens moralement à bout de force. Leur audace se révélera celle du désespoir.
- On naît, on se marie, on meurt. Parfois, quand on y songe sérieusement, on se pose des questions embarrassantes. Mais la plupart du temps, on se laisser aller et c’est mieux ainsi.
- Il est insensé de vivre selon l’expérience des autres; ils nous restent fermés, ayant vécu en des temps différents, dans d’autres circonstances, avec des relations d’un autre genre.
- Le malheur est comme le mariage. Nous croyons que nous l’avons choisi, mais ensuite il nous choisit. C’est comme ça, on ne peut rien y faire.