Notez bien, le malheur c’est comme le mariage. On croit qu’on choisit et puis on est choisi.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Notez bien, le malheur c’est comme le mariage. On croit qu’on choisit et puis on est choisi.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
Caligula suivi de Le Malentendu (1944), p. 19-20
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Quand il s’agit de se marier, on est bien embarrassé de choisir ; le mariage a tant de chances contraires ! Ma foi, le meilleur est, je crois, de ne choisir point.
Quand on s’aime véritablement, on s’éloigne du mariage comme d’un abîme.
En fait de mariage, il n’y a de reçu que ce qui est sensé, et il n’y a d’intéressant que ce qui est fou.
On ne brise pas un mariage à cause d’une infidélité. C’est juste le signe que quelque chose d’autre ne va pas.
Trop de pudeur est sans doute un défaut ; mais le mariage lève bien des scrupules.
Le mariage peut accepter et même parfois s’enrichir de ce qui, pour l’amour, est une souffrance qu’il tolère mal.
Hélas ! Il faut avoir expérimenté la vie pour savoir que le mariage exclut la passion, que la famille ne saurait avoir les orages de l’amour pour base.
Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
On est mal fait pour le mariage quand on n’a l’étoffe ni d’un despote ni d’un esclave.
Le plus grand malheur de l’homme, c’est un mariage heureux. Aucun espoir de divorce.

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