Au fond, on devrait toujours attendre d’avoir quatre-vingts ans pour devenir amoureux. Ainsi, quoi qu’il advienne, on est à peu près sûr que ça durera toute la vie… à moins de mourir entre-temps.
1934-2003Au fond, on devrait toujours attendre d’avoir quatre-vingts ans pour devenir amoureux. Ainsi, quoi qu’il advienne, on est à peu près sûr que ça durera toute la vie… à moins de mourir entre-temps.
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Croyez-moi, l’amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l’attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.
À partir de 65 ans, on se répète toujours, excepté en amour.
Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
Même quand l’âge vient, il y a une chose que l’amour n’arrive jamais à comprendre : c’est qu’il n’est pas éternel.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Plus longtemps on est en vie et moins longtemps on sera mort.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
On compte la durée de la vie par le nombre des années qu’on a vécu, on devrait n’en compter la durée que par l’usage qu’on en fait ; tel meurt à cent ans, qui n’a pas commencé à vivre.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort – notre amour se poursuivra pendant des générations.
L’amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.

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