Croyez-moi, l’amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l’attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.

Croyez-moi, l’amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l’attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.

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Le premier jour du reste de ma vie
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L’amour est un acte trop lucide, son passage dans les vies ne déchire-t-il pas des années d’habitudes, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
On dit quelquefois que l’amour ne peut durer, qu’il finit avec la jeunesse. Il serait mieux de dire qu’il se transforme.
Même quand l’âge vient, il y a une chose que l’amour n’arrive jamais à comprendre : c’est qu’il n’est pas éternel.
À force d’aimer la vie malgré elle, on finit de temps en temps par aimer les autres sans raison.
L’on sent à cet âge charmant Certain besoin d’aimer qui presse ; L’on est ami, l’on est amant, bien moins par choix que par ivresse ; Le cœur veut un attachement, et s’abandonne à la tendresse.
L’amour fou peut se rencontrer à tout âge, et plusieurs fois.
À vingt ans, l’amour est inconditionnel, irraisonné, passionné. On le croit éternel, on n’imagine pas qu’il puisse s’arrêter. Les certitudes sont vissées au corps, les promesses s’additionnent aux projets.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
À partir de 65 ans, on se répète toujours, excepté en amour.
De la même manière qu’un amour achevé nous enferme dans le passé, jusqu’à nous abrutir de mélancolie, un amour qui s’ébauche nous projette dans l’avenir, jusqu’à nous abrutir d’espoir.

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