Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
Image : Quand on débarque dans la vie...

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- En vertu de quoi devons-nous traîner, tout au long de notre vie adulte, le souvenir marqué au fer rouge de nos premiers balbutiements ?
- Tu connais les vieux - plus aucune pudeur de l’estomac, tu as envie de vomir rien qu’à les voir se goinfrer. Les vétérans de la drogue sont tout pareils.
- Naviguer : c’est accepter les contraintes que l’on a choisies. C’est un privilège. La plupart des humains subissent les obligations que la vie leur a imposées.
- Peut-être était-ce la vie, tout simplement ? Redevenir sans cesse orphelin. On devrait nous le dire à la naissance : mets ton coeur dans une valise, prépare-toi à voyager.
- Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents On se fout du tiers comme du quart On prend l’bonheur toujours en r’tard Quand on aime, c’est pour toute la vie Cette vie qui dure l’espace d’un cri.
- Quand on a donné la vie à un enfant, on est devant lui comme un débiteur devant son créancier.
- Habiter dans la chambre chez tes parents quand t’as dépassé la barre de tes 24 ans donne vite le sentiment que la vie s’répète. Les vieux posters sur les murs crient : Défaite !
- Les parents sont le roc sur lequel on construit sa vie. C’est vraiment un choc de se rendre compte que ce roc n’est qu’une illusion.
- Ainsi va la vie. Vous la possédez, elle vous possède, elle vous quitte.
- Il y a quelque chose de puéril dans la mélancolie, on veut punir la vie parce qu’on estime qu’elle nous a punis, on est comme ces enfants qui boudent et bientôt ne savent plus sortir de leur bouderie.
- La vie, c’est comme un autobus; quand tu te retournes, tu t’aperçois qu’il y en a déjà beaucoup qui sont descendus.
- Les voyages sont la partie frivole de la vie des gens sérieux, et la partie sérieuse des gens frivoles.
- Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe : la route, c’est la vie.
- Toute l’aventure humaine vise à se dégager progressivement de la dépendance physiologique, émotionnelle et affective qui s’inscrit en nous dans les premiers temps de la vie hors du ventre maternel.
- Avant de la quitter, il faut user la vie.