Tout est routine passé les élans de la jeunesse, les plus belles, nobles aventures, ça s’aboutit dans les scribouillages fastidieux... à votre bon coeur messieurs dames enivrés d’émotions fortes !
Image : Tout est routine passé les élans...

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- Les bons moments venaient toujours après la pluie... En petite culotte, jupon brodé... Les plus beaux yeux du monde sont ceux de l’amour. Et je parle surtout du physique, ce par quoi tout commence et tout s’achève.
- Ils se passionnent ces vieux pour des bricoles, un quart de rouge, quelques mégots... Ils se chamaillent, se filent des coups de canne, à ce qu’il paraît, pour des histoires encore d’amour puisque c’est mixte l’établissement.
- Travaille ferme la déclamation; en t’apprenant à dire les expressions des passions, je t’apprendrai bien des choses sur les passions; je te recommande Hermione, phèdre, alceste, aménaïde. Tu pourrais apprendre tout ça par coeur.
- Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.
- Les jeunes auteurs d’aujourd’hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n’y a que cela qui mérite d’être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
- Le coeur happé du feu de l’enthousiasme devient étranger à tout sentiment terrestre; il ressemble à ces lieux consacrés par la foudre, où les anciens n’osaient plus ni marcher ni bâtir.
- Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux.
- Ne reprenez, dames, si j’ai aimé - Si j’ai senti mille torches brûlantes. -... - Las, que mon coeur n’en soit par vous blâmé - Si j’ai failli les peines sont pressantes. - N’aigrissez point leurs pointes violentes.
- Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
- Il est un temps où le coeur exulte, il est un temps où il se referme sur lui-même, et c’est alors que la difficulté d’être commence !
- Les mots ne suffirent plus. A force de tout se passer en mots, le plaisir restait en suspens, on s’énervait à attendre l’essentiel. Il fallait aller plus loin. Quel bonheur de s’approcher coûte que coûte de ce paroxysme !
- À l’astre de nos jours On dédie des tas d’odes Au dieu de nos amours Des tas de poésies Aux femmes de toujours On consacre la mode Et aux topinambours D’âpres monographies.
- Votre jeunesse s’en ira, votre beauté avec elle, et vous découvrirez tout à coup qu’il faudra faire votre deuil des triomphes, ou bien vous contenter des triomphes médiocres, rendus plus amers que des défaites par le souvenir glorieux du passé.
- Il ne faudra pas oublier les gestes, même esquissées, qui disent la tendresse, les gestes si souvent négliges, oubliés comme un repli du coeur.
- La jeunesse, l’impatience, le désir, l’espérance donnent son éclat au tout. Il y a une tristesse déchirante et de la beauté dans les soirs. Il n’y a rien, en vérité, qui ne soit beau dans le tout.