Le coeur happé du feu de l’enthousiasme devient étranger à tout sentiment terrestre; il ressemble à ces lieux consacrés par la foudre, où les anciens n’osaient plus ni marcher ni bâtir.
Image : Le coeur happé du feu de...

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- Des nuages de l’erreur s’amoncellera plus tard l’orage de la passion.
- Le coeur augmente par tous les côtés. Le coeur veille, pareil au ruisseau qui musarde entre les vallons et les monts, les forêts et les près. Le coeur mélange les amours. Tout y a place.
- Heureux les gens qui ne recherchent pas d’oasis dans le désert de leur coeur !
- Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n’en a pas fini avec ce monde incohérent !
- Et dans le vent qui chemine, c’est la nuit blanche des pleurs, dont la lumière orpheline, a vu le jour dans le coeur.
- L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.
- Ah ! Le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
- Mon coeur est tout pareil à ces matins voilésD’automne où le soleil des beaux jours en allés, vaporeux à travers le ciel mélancolique, Épanche une langueur de lumière angélique...
- Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.
- Le coeur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
- Peu à peu, le flot des maisons, toujours poussé du coeur de la ville au dehors, déborde, ronge, use, et efface cette enceinte.
- Le bonheur n’est pas de ce monde, et les coeurs ardents l’y trouvent encore moins que les autres... Ce qu’on jette dans les coeurs ardents est si vite consumé.
- Ah ! Si du moins j’avais ressenti au coeur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
- Passé le coup de foudre et l’ivresse des débuts, une autre réalité s’installe. Les élans sont moins fougueux, les ébats s’espacent et perdent de leur passion. Les défauts de l’être aimé nous apparaissent, les manies que tantôt nous trouvions charmantes nous portent progressivement sur les nerfs…
- La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l’amour s’enfuit dispersé ne laissant au coeur qu’un peu d’odeur et un chagrin inconsolable.