Mon cœur est tout pareil à ces matins voilés
D’automne où le soleil des beaux jours en allés,
Vaporeux à travers le ciel mélancolique,
Épanche une langueur de lumière angélique…
Poète, 1858-1900Mon cœur est tout pareil à ces matins voilés
D’automne où le soleil des beaux jours en allés,
Vaporeux à travers le ciel mélancolique,
Épanche une langueur de lumière angélique…
Poète, 1858-1900Partager sur
Source vérifiée
Le Chariot d’or (1900), « Je t’aime, loin de toi… »
Le texte original diffère de quelques mots.
Qu’encore un peu de Toi dans l’air tendre est resté, Où ton passage embaume encore, où je respire Je ne sais quoi qui garde encor de ton sourire.Mon cœur est tout pareil à ces matins voilés D’automne où le soleil des beaux jours en allés, Vaporeux à travers le ciel mélancolique, Épanche une langueur de lumière angélique…Ainsi mon cœur. Ah! si, comme aux soirs de jadis, Tu plongeais dans mes yeux tes yeux de paradis, Va, tu n’y trouverais nul grand air ridicule, Mais de l’amour, mais un amour de crépuscule, Pâle et voilé, couché sur un cher souvenir, Qu’enivre, tristement, la douceur de mourir.
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Par la couleur du ciel et les plaintes du vent,
Par les tons nuancés du feuillage mouvant,
Par mon désir de rêve et mon cœur qui frissonne,
J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
Je veille au matin aux songes de tes nuits, j’y souffle l’amour sur les jours de ta vie.
Lorsque tu es la blotti tout contre moi Je sens que mon cœur est débordant de joie Tu es mon soleil, mon soleil ébloui C’est toi mon amour qui a changé ma vie.
Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes. Comme ce ciel. Il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit.
Et dans le vent qui chemine, c’est la nuit blanche des pleurs, dont la lumière orpheline, a vu le jour dans le cœur.
Pluie des matins d’été, inoubliable Clapotement comme d’un premier froid Sur la vitre du rêve (…).
L’amour constant ressemble à la fleur du soleil,
Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage
Dont elle a, le matin, salué son réveil !
Ces soirs bleus de septembre où la lumière mourante de l’été a la douceur des paupières, quand le soleil s’est couché.

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