Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
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- Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
- C’est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, le savant obstiné dont le front s’alourdit, et l’ouvrier courbé qui regagne son lit.
- La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
- L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
- La beauté de l’ennui Dans la nuit qui bourdonne A la galeuse féerie Des crépuscules d’automne.
- La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour ou celle d’une saison brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.
- Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
- L’ardeur du soleil fait mieux apprécier d’être à l’ombre.
- O ma nuit ! ô ma Blonde ! Ma lumineuse sur les collines Mon humide au lit de rubis, ma Noire au secret de diamant Chair noire de lumière, corps transparent comme au matin du jour premier.
- Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche.
- O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon coeur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil...
- Apprends-moi le bonheur dans la flamme des jours Les langueurs océanes aux rives d’amour. Apprends-moi les rubis que la nuit évapore Et la robe naissante du rose qui la dore.
- Et la chambre drapée en tulle vaporeux - Rose de la lueur des veilleuses voilées, - Où ne sonnent jamais les heures désolées !... - Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !...
- Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière; Le vent chargé de bruits - la ville n’est pas loin - A des parfums de vigne et des parfums de bière...
- Un reste de soleil sur le seuil de la brume, - Une glu chaude encore à la pente des nues - Et l’automne vous prend dans ses pattes-pelues, - Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes.