Apprends-moi le bonheur dans la flamme des jours Les langueurs océanes aux rives d’amour. Apprends-moi les rubis que la nuit évapore Et la robe naissante du rose qui la dore.
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- La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
- Et la chambre drapée en tulle vaporeux - Rose de la lueur des veilleuses voilées, - Où ne sonnent jamais les heures désolées !... - Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !...
- C’est croire, c’est aimer. Par Eve l’homme naît. La femme est vers le ciel tournée, et ce qui n’est Que parfum dans la rose est encens dans la femme.
- La rose que contemple ici-bas ton oeil extérieur A fleuri ainsi en Dieu, de toute éternité.
- Tu es mon soleil, la lumière de ma vie Tu es si belle, lorsque tu me souris Tu es mon soleil, ma bonne étoile aussi Tu es mon amour mon bonheur infini.
- L’amour, c’est la fleur de la brandie; C’est l’ange aux aîles d’or qui plane dans le ciel, et qui sur les inondes se penche En secouant sa robe blanche D’où tombe l’absynthe et le miel.
- Oui, te voilà, c’est toi, ma blonde, c’est toi, ma maîtresse et ma soeur ! Et je sens, dans la nuit profonde, de ta robe d’or qui m’inonde Les rayons glisser dans mon coeur.
- L’amour est le soleil qui fait éclore toutes ces célestes fleurs de l’âme et qui leur fait exhaler tant de suaves parfums.
- Chantons; Sur les maux de la vie Glissons; Plaisir jamais ne coûte De pleurs; II sème notre route De fleurs. Oui, portons son délire Partout Le bonheur est de rire De tout.
- Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
- L’amour constant ressemble à la fleur du soleil, - Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage - Dont elle a, le matin, salué son réveil !
- Doutez que les étoiles ne soient de flamme Doutez que le soleil n’accomplisse son tour Doutez que la vérité soit menteuse infâme Mais ne doutez jamais de mon amour.