Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
1854-1891Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
1854-1891Partager sur
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La beauté de l’ennui Dans la nuit qui bourdonne A la galeuse féerie Des crépuscules d’automne.
L’été, la nuit, les bruits sont en fête.
Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche.
L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
Qu’y a-t-il de plus beau qu’un arbre au printemps, à part peut-être un cerf chantant « Stranger in the night » au clair de lune avec des guêtres ?
Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, l’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie.
L’été, une légère brise nous apporte bien plus que de la fraîcheur. Elle nous apporte la vie.
La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour, ou celle d’une saison plus brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.
La jeunesse supporte l’orage des passions, mais la vieillesse y succombe : ainsi l’aquilon emporte en automne la feuille qu’il balançait gracieusement durant l’été.

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