- Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière; Le vent chargé de bruits - la ville n’est pas loin - A des parfums de vigne et des parfums de bière...
- Et c’est encore la vie ! - Si la damnation est éternelle !
- La vie fleurit par le travail.
- L’amour veut vivre aux dépens de sa soeur, l’amitié vit aux dépens de son frère.
- Tous les êtres ont une fatalité au bonheur.
- Ce n’est qu’au prix d’une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous les hommes. Ainsi la poésie n’aura pas chanté en vain.
- Ah ! Que le temps vienne Où les cœurs s’éprennent.
- C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent; où le soleil, de la montagne fière, luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
- Moi ! Moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
- O Mort mystérieuse, ô soeur de charité !
- Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête...
- Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, - Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, - Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue, - Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
- Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises, echouages hideux au fond des golfes bruns Où les serpents géants dévorés des punaises Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums.
- A côté de son cher corps endormi, que d’heures des nuits j’ai veillé, cherchant pourquoi il voulait tant s’évader de la réalité.
- Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.
- Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. - - Et je l’ai trouvée amère. - - Et je l’ai injuriée.
- Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
- J’ai fait la magique étude du bonheur, que nul n’élude.