Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
1854-1891Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
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Une [saison en enfer & Le bateau ivre. A season in hell & The drunken boat
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Le combattant qui trouve la mort au service de Dieu n’a point plus de mérite que celui qui pardonne tout en étant puissant : sa clémence le rend comparable aux anges.
Et le pouvoir terrestre est plus semblable à Dieu quand la clémence adoucit la justice.
Souvent un acte de justice et de douceur a plus de pouvoir sur le cœur des hommes que la violence et la barbarie.
La justice, elle n’existe pas. Il y a rêve de justice dans l’esprit de certains hommes, c’est tout.
C’est la foi qui pousse les hommes à faire des guerres. « S’il n’y avait pas cette foutue croyance dans la vie éternelle, disait-elle, les hommes n’iraient pas à la boucherie avec une telle conviction ! »
La vénalité des hommes, c’est comme la charité du bon Dieu. C’est notre seule sauvegarde. Tant qu’elle existera, il y aura des jugements cléments et les innocents eux-mêmes auront des chances de s’en tirer au tribunal.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l’homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L’homme ne peut comprendre la justice parce qu’il est lui-même trop peu capable de justice.
Dieu n’est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
Dieu a aussi son enfer : c’est son amour des hommes.
Dieu marque sa préférence pour les combattants par rapport aux non-combattants, par une immense rétribution.

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