Dieu n’est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
Philosophe, 1798-1857Dieu n’est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
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Lettres à Henry Dix Hutton
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S’il y a anthropomorphisme à dire que Dieu souffre, il y en a plus encore à penser qu’il ne souffre pas.
L’agonie serait légère si elle était soutenue par l’espoir éternel. Pour que le dieu soit un homme, il faut qu’il désespère.
Qu’est-ce que se résigner ? C’est mettre Dieu entre la douleur et soi.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
Devant le trône du Tout-Puissant, l’homme ne sera pas jugé sur ses actes mais sur ses intentions. Car Dieu seul lit dans nos cœurs.
Dieu ne laisse personne d’autre que lui-même s’enorgueillir.
Dieu écoute de la même façon les hommes qui prient et les hommes qui pleurent et son cœur se penche avec amour même vers ceux qui le maudissent.
Celui qui aime Dieu quand tout va très bien ne peut pas affirmer avec certitude qu’il aime Dieu.
C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison.
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.

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