Le combattant qui trouve la mort au service de Dieu n’a point plus de mérite que celui qui pardonne tout en étant puissant : sa clémence le rend comparable aux anges.
Image : Le combattant qui trouve la mort...

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- La clémence honore le pouvoir.
- Et sans doute l’être du résistant torturé devient-il un être-pour-la-mort mais c’est aussi un être ouvert au monde, projeté vers les autres : un être-avec, dont la mort individuelle, éventuelle, probable, nourrit la vie.
- Il tenait dans le creux de sa main un pouvoir plus fort que les pouvoirs de l’argent, ou que le pouvoir de la terreur, ou que le pouvoir de la mort : le pouvoir invincible d’inspirer l’amour aux hommes.
- Quand on voit la vie telle que Dieu l’a faite, il n’y a qu’à le remercier d’avoir fait la mort.
- Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu’il touche. Paradoxalement, c’est par la mort qu’ils atteignent l’immortalité.
- Si l’homme veut se faire Dieu, il s’arroge le droit de vie ou de mort sur les autres. Fabricant de cadavres, et de sous-hommes, il est sous-homme lui-même et non pas Dieu, mais serviteur ignoble de la mort.
- Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
- A son lit de mort, l’homme songe plutôt à élever son âme vers Dieu que les lapins.
- Dieu a les deux bras étendus. L’un est assez fort pour entourer de justice, l’autre assez doux pour nous entourer de grâce.
- Les martyrs représentent un des plus puissants leviers de l’humanité et peuvent transformer une populace altérée de sang en un groupe d’hommes prêts à mourir pour un idéal de justice ou de liberté.
- Le pardon libère l’âme. Il supprime la peur. C’est pourquoi c’est une arme si puissante.
- A la mort, les criminels restent sous leur propre justice; les sages sont sous la justice de Dieu; et les réconciliés sont sous sa miséricorde.
- Dieu marque sa préférence pour les combattants par rapport aux non-combattants, par une immense rétribution.
- La douceur de la gloire est si grande, qu’à quelque chose qu’on l’attache, même à la mort, on l’aime.
- Quelle mort plus belle que la sienne ? Ou plutôt est-il une mort plus belle que celle de l’homme qui sait le mieux mourir ? Est-il une mort plus agréable aux dieux que la plus heureuse ?