À son lit de mort, l’homme songe plutôt à élever son âme vers Dieu que les lapins.
Source : Pensées d’un emballeur (1851)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
À son lit de mort, l’homme songe plutôt à élever son âme vers Dieu que les lapins.
Source : Pensées d’un emballeur (1851)
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Si l’homme veut se faire Dieu, il s’arroge le droit de vie ou de mort sur les autres. Fabricant de cadavres, et de sous-hommes, il est sous-homme lui-même et non pas Dieu, mais serviteur ignoble de la mort.
Il n’est pas moins nécessaire de penser au salut des âmes qu’au traitement des corps.
Dieu a sans doute donné la venue lente de l’impuissance aux hommes pour leur apprendre à apprivoiser la mort…
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?
Mieux vaut perdre sa vie que son âme.
La volonté de l’homme est son paradis ou son enfer.
Quand l’homme abandonne à son geste la mission que son esprit renie, il ne l’abjure pas, il la passe à son servant, comme il passe la vie à son corps dans le sommeil.
Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
Comme si le repos dans la mort ne vous avait pas semblé, à vous, un paradis trop beau dont l’homme est exclu.
La vertu, immuable, ne quitte pas l’homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.

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