Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
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Quatrevingt-treize
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L’enfer ce n’est pas les autres. Ils seraient bien plutôt notre Paradis – avec des petits coins de purgatoire çà et là.
L’enfer c’est les autres, le paradis aussi.
Au vu des hésitations de l’homme entre le bien et le mal, il est à souhaiter qu’il existe des navettes entre le paradis et l’enfer.
L’enfer et la paradis n’ont rien d’imaginaire, on les retrouve éparpillés sur la terre.
La tyrannie brise ou fortifie l’individu ; la liberté l’amollit et en fait un fantoche. L’homme a plus de chances de se sauver par l’enfer que par le paradis.
L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est l’absence de tout autre.
Si le péché originel n’avait pas eu lieu, nous serions certes restés dans le paradis terrestre mais avec la conscience d’un petit animal.
La dévotion chez certaines natures se borne à croire à l’enfer pour autrui.
Seuls, les puissants et les grands brigands confondent la vie et le monde. Ils sont fous ; ils croient que pour atteindre le paradis il suffit de poser son cul sur la tête des pauvres et de les cravacher pour les pousser au ciel.
On ne trouve guère un grand esprit qui n’ait un grain de folie.

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