Quand l’homme abandonne à son geste la mission que son esprit renie, il ne l’abjure pas, il la passe à son servant, comme il passe la vie à son corps dans le sommeil.
Image : Quand l’homme abandonne à son geste...

Citations similaires à "Quand l’homme abandonne à son geste..." :
- Ce que je constate surtout, devant un homme, devant un corps vivant d’homme, c’est qu’il change à chaque seconde, qu’incessamment il vieillit.
- La nature de l’homme n’est pas de tuer des agneaux ou de casser les pierres, mais de circuler une rose à la main.
- Qu’on ne me parle pas de la fatalité, elle n’existe que par la veulerie des êtres. Ruses des hommes, désirs des dieux ne tiennent pas contre la volonté et l’amour d’une femme fidèle...
- L’esprit commande le corps et le corps obéit. L’esprit se commande à lui-même et trouve de la résistance.
- L’ame d’un amant vit au corps d’autruy, non pas au sien.
- Son corps gît délaissé sur un grabat, d’où le juge est obligé de le faire enlever, non comme le corps d’un homme, mais comme une immondice dangereuse aux vivants.
- Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
- Quel est l’homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n’emprunte pas qui veut !
- A son lit de mort, l’homme songe plutôt à élever son âme vers Dieu que les lapins.
- L’homme, quoiqu’on en dise, est le maître de son destin. De ce qu’on lui a donné, il peut toujours faire quelque chose.
- Ce n’est pas l’esprit qui est dans le corps, c’est l’esprit qui contient le corps, et qui l’enveloppe tout entier.
- Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- A côté de son cher corps endormi, que d’heures des nuits j’ai veillé, cherchant pourquoi il voulait tant s’évader de la réalité.
- Sous le sommeil, l’homme est sans défense contre le croire. Il n’a aucun moyen de ne pas croire car il est privé du second chemin, de la dualité, - de la conscience de conscience.