Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
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- C’est le métier de tout homme de parler de patience à ceux qui se tordent sous le poids de la souffrance; mais nul n’a la vertu ni le pouvoir d’être si moral, quand il endure lui-même la pareille.
- Ne sois point d’une humeur soupçonneuse et timide, les hommes les plus malheureux Sont ceux en qui la crainte et le soupçon réside; La mort, en quelque sorte, est moins triste pour eux.
- Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.
- Hommes et femmes ne peuvent récolter l’amour qu’après une triste et révélatrice séparation, une amère patience et des efforts désespérés.
- Le secret d’un homme... C’est la limite même de sa liberté. C’est son pouvoir de résistance aux supplices et à la mort.
- On plaint le jeune homme qui s’est suicidé, on l’admire, mais on ne l’imite pas. Et, cependant, lui, a trouvé très naturel de se donner la mort, ne jugeant rien sur la terre capable de le contenter, et aspirant plus haut.
- Car, pour l’homme, la vie en dehors de toute société et de toutes les influences humaines, l’isolement absolu, c’est la mort intellectuelle, morale et matérielle aussi.
- L’homme qui sait n’éprouve pas de joie égale à celle qu’on trouve dans l’ombre, de frisson aussi puissant que celui que le danger glace et pour lui, aucune souffrance n’est plus sacrée que celle qui par pudeur n’ose pas se manifester.
- Il n’est pas naturel pour l’homme de brouiller les frontières, de remettre en question la fin de la vie, de tenter de communiquer avec l’invisible. Agir de la sorte relève plus de la démence que de la raison.
- A force de frayer Avec toutes nos paroles A force de voisiner Avec nos sombres passions A force de s’effriter Sur les corps de passage L’amour a-t-il perdu Innocence et plaisir ?
- Il n’y a pas de bonheur pour celui qui opprime et persécute; non, il ne peut y avoir de repos pour lui. Car les soupirs du malheureux cri de vengeance au ciel.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
- Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser.
- Il y a des hommes qui mènent un tel deuil dans le cœur de la perte de la jeunesse, que leur amabilité n’y survit pas.