Car, pour l’homme, la vie en dehors de toute société et de toutes les influences humaines, l’isolement absolu, c’est la mort intellectuelle, morale et matérielle aussi.
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- L’obstination est contraire à la nature, contraire à la vie. Les seules personnes parfaitement obstinées sont les morts.
- Ce qu’il y aurait de tout à fait insupportable, de véritablement terrible, ce serait une vie entièrement dépourvue d’habitudes, une vie qui exigerait sans cesse l’improvisation.
- Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l’esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire.
- La vie en société c’est quand tout le monde est là et qu’il n’y a personne. La vie en société c’est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
- Certaines personnes sont nées pour affronter la vie seules, ce n’est ni bien ni mal, c’est la vie.
- La vie n’est pas mauvaise, elle est pire. On ne choisit pas ses parents, rarement sa religion, à peine ses amis et sa femme; ainsi presque tout dont dépend ou le bonheur ou le malheur de l’homme échappe à sa judiciaire.
- Le sentiment que la vie vous a quitté de votre vivant est l’expression de la solitude absolue. Personne ne peut ni le comprendre ni le partager.
- Du silence naît tout ce qui vit et dure; car c’est le silence qui nous relie à l’univers, à l’infini, il est la racine de l’existence et par là l’équilibre de la vie.
- Le transhumanisme, c’est l’anti-vie. Si les individus meurent, c’est pour que la vie continue. Seule la vie doit-être immortelle.
- Le régime de la vie intellectuelle, ne laisse qu’une voie étroite et difficile entre la prosternation suicidaire et le refus de principe.
- On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.
- À partir du moment où l’on estime qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les hommes, on ne peut accepter que les conditions de vie de certains soient misérables.
- Sans la mort, y aurait-il la vie ? Et sans la haine y aurait-il l’amour qui engendre la vie dans le ventre des humains ?
- Tenir à la vie est une faiblesse mortelle. Les civilisations sont créées par des gens qui n’ont pas peur de mourir et perdues par des gens qui aiment vivre.
- C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.