- L’âge me pousse vers la prose, l’âge chasse la folle rime, que, je l’avoue en soupirant, je courtise moins ardemment.
- Je vous aimais sans mots, sans rien attendre, timide ou torturé de jalousie; Je vous aimais d’un amour pur et tendre Dieu veuille qu’on vous aime encore ainsi.
- Je me rappelle un jour d’orage; J’étais jaloux de tous ces flots Qui venaient, chacun à son tour, ramper, pleins d’amour, à tes pieds ! J’aurais voulu, comme la mer, effleurer ces pieds de mes lèvres !
- Je vous aimais l’amour n’est pas, peut-être, au fond du coeur totalement éteint, mais devant vous je le fais disparaître, je ne veux pas vous causer de chagrin.
- Moins nous tenons à une femme, plus sûrement nous lui plaisons, et la perdons, et corps et âme, dans l’abandon de sa raison.
- Mais il est triste de se dire Qu’on a gaspillé sa jeunesse, qu’on l’a trahie à chaque instant Et qu’elle nous l’a bien rendu, que les meilleurs de nos désirs, que les plus pures rêveries Sont allés à la pourriture Comme les feuilles de l’automne.
- Mais, feu et flamme, la jeunesse Ne peut jamais dissimuler. Haine ou amour, joie ou tristesse, elle a besoin de vous parler.
- Montrez-lui que la richesse ne vous assurera pas un instant de bonheur, que le luxe ne console que les pauvres, uniquement parce qu’ils n’y sont pas habitués et pour peu de temps !