Mais il est triste de se dire Qu’on a gaspillé sa jeunesse, qu’on l’a trahie à chaque instant Et qu’elle nous l’a bien rendu, que les meilleurs de nos désirs, que les plus pures rêveries Sont allés à la pourriture Comme les feuilles de l’automne.
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- Que Dieu les plaigne tous les deux, et que Dieu nous plaigne tous, qui nous rappelons en vain les rêves de notre jeunesse.
- Tout cela, c’était notre jeunesse, le matin profond que nous ne retrouverons jamais plus.
- Si l’on veut retrouver sa jeunesse, il suffit d’en répéter les erreurs.
- Je me demande si la jeunesse moderne qu’on bouscule et qu’on décourage en lui répétant qu’il n’y aura pas de lendemain connaît encore cet acharnement à lire que nous eûmes, à aimer tomber malade pour lire.
- Votre jeunesse s’en ira, votre beauté avec elle, et vous découvrirez tout à coup qu’il faudra faire votre deuil des triomphes, ou bien vous contenter des triomphes médiocres, rendus plus amers que des défaites par le souvenir glorieux du passé.
- On dit que la jeunesse ne croit plus à rien. Quelle tristesse... Et si un jour le Père Noël ne croyait plus aux enfants !
- Elle n’avait plus l’insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu’elle a le temps pour elle.
- En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout. La jeunesse est le seul bien qui vaille.
- Elle ne voulait pas savoir le comment des choses, mais le pourquoi. Ce qui peut être gênant. On se demande le pourquoi d’un tas de choses et on finit par se rendre très malheureux, à force. Il vaut bien mieux pour cette pauvre fille qu’elle soit morte.
- On dit quelquefois que l’amour ne peut durer, qu’il finit avec la jeunesse. Il serait mieux de dire qu’il se transforme.
- Hé Dieu ! Si j’eusse étudié - Au temps de ma jeunesse folle, - Et à bonnes moeurs sacrifié, - J’eusse maison et couche molle; - Mais quoi ? Je fuyais l’école - Comme fait le mauvais enfant.
- La douceur de ce monde, elle est toute goûtée. La jeunesse n’est plus : un fleuve à l’horizon. Avril et Mai sont loin, l’été lui-même est loin, et je ne suis plus rien, je n’aime plus à vivre.
- Ainsi va le monde : l’insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d’assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
- Si les vers ont été l’abus de ma jeunesse, - Les vers seront aussi l’appui de ma vieillesse : - S’ils furent ma folie, ils seront ma raison.
- On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.