Biographie courte et informations sur Louis-Ferdinand Céline
Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, est né le 27 mai 1894 à Courbevoie et il est mort le 1er juillet 1961 à Meudon. Médecin et ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il publie Voyage au bout de la nuiten 1932, un roman révolutionnaire qui obtient le prix Renaudot.
- Quand on a pas d’imagination, mourir, c’est peu de chose.
- Tous les ouvrages de puériculture elle les avait lus et surtout ceeux qui lyrisent à en pâmer les maternités, ces livres qui vouslibèrent, si vous les assimilez entièrement, de l’envie de copuler.
- Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l’indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes la guerre venue.
- C’est plus difficile de renoncer à l’amour qu’à la vie.
- On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
- La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
- Jouir de la vie, c’est boire, c’est bouffer, c’est roter, c’est baiser.
- La jeunesse vraie, la seule, c’est d’aimer tout le monde sans distinction, cela seulement est vrai, cela seulement est jeune et nouveau.
- La beauté, c’est comme l’alcool ou le confort; on s’y habitue, on n’y fait plus attention.
- Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose.
- Dans l’histoire des temps, la vie n’est qu’une ivresse; la vérité, c’est la mort.
- L’amour c’est comme l’alcool, plus on est impuissant et saoûl et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits.
- Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art.
- Faut comprendre ! On vous explique bien trop de choses ! Voilà le malheur ! Cherchez donc à comprendre ! Faites un effort !
- La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
- C’est difficile d’arriver à l’essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
- On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
- La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir.
- Mon sentiment c’était comme une maison où on ne va qu’aux vacances. C’est à peine habitable. Et puis aussi c’est exigeant un agonique. Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève, avec les derniers hoquets faut jouir.
- L’art est une petite musique pour faire danser la vie comme faire de la dentelle au crochet.
- La vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit.
- Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l’urée plein les artères.
- Trahir, qu’on dit, c’est vite dit. Faut encore saisir l’occasion. C’est comme d’ouvrir une fenêtre dans une prison trahir. Tout le monde en a envie, mais c’est rare qu’on puisse.
- Je ne présentais qu’un seul avantage moi, en somme, mais alors celui qui vous est difficilement pardonné, celui d’être presque gratuit, ça fait tort au malade et à sa famille un médecin gratuit, si pauvre soit-elle.
- On ne peut pas se retrouver pendant qu’on est dans la vie. Y a trop de couleurs qui vous distraient et trop de gens qui bougent autour. On ne se retrouve qu’au silence, quand il est trop tard, comme les morts.
- La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
- Il avait gagné comme ça, mon dabe, en une seule séance, à Enghien, d’un coup six cents francs sur «Carotte» et puis encore sur «Célimène» deux cent cinquante à Chantilly... Ca l’avait grisé... Il allait risquer davantage...
- Notre vie est un voyage dans l’hiver et dans la nuit nous cherchons notre passage dans le ciel ou rien ne luit.
- Etre brave avec son corps ? Demandez alors à l’asticot aussi d’être brave, il est rose et pâle et mou, tout comme nous.
- C’est malheureux qu’on revienne jamais de l’angine de poitrine. Y aurait de la sagesse et du génie pour tout le monde.
- Hachis et bouts d’os !... C’est ça la pensée de la foule : hachis et bouts d’os !...
- La conscience n’est dans le chaos du monde qu’une petite lumière, précieuse mais fragile.
- Entre le pénis et les mathématiques..., il n’existe rien ! Rien ! C’est le vide !