La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
Écrivain, 1894-1961Source : L’Église (1933)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
Écrivain, 1894-1961Source : L’Église (1933)
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Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
On dit « une belle mort », comme si la mort pouvait avoir droit à l’esthétique, au raffinement et à la souplesse.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.
Trop se soucier des objets peut vous tuer. Si ce n’est que, si vous vous souciez suffisamment d’une chose, elle prend vie, non ? Et n’est-ce pas leur but, quand elles sont belles, de vous relier à une beauté supérieure ?
Contrairement à l’adage célèbre, la beauté n’est pas une promesse de bonheur mais une certitude de désastre. Les êtres beaux, hommes ou femmes, sont des dieux descendus parmi nous et qui nous narguent de leur perfection. Là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient chacun à sa médiocrité. La beauté est peut-être une lumière mais qui approfondit la nuit ; elle nous soulève très haut et nous dépose ensuite si bas qu’on regrette de l’avoir approchée.
La beauté, voilà un vrai mystère, bien plus intéressant que celui de l’âme.
Tu sais, la beauté est là où on veut bien la voir !
La mort, c’est la vie… Et vous savez pourquoi nous mourons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir.
Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.

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