Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Les ruines du ciel
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Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
La pensée de la mort tient le croyant éveillé.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
Nous sentons l’urgence de tout ce que nous vivons sur fond de notre propre mort.
L’horreur, ce n’est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
L’étreinte de la mort est comme la morsure d’un amant, qui fait mal et qu’on désire.
C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
La mort est un clou en or dans le bois de la vie.

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