Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu - L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
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- Crois-tu que la vie soit un passage d’une mort à l’autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
- Vieillir, c’est découvrir la transparence, brûler les frontières, fondre les limites, abattre les paravents... - Y a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ? Jusqu’à la mort incluse ?
- C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort - et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
- L’homme qui du désert connaît le secret ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira. Le jour sera sévère, mais la nuit ne troublera point le regard profond de ce visage qui bâtit des demeures dans la patience.
- Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c’est une libération.
- Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.
- C’est l’ombre de la mort qui donne son relief à la vie.
- Si la mort est un mystère La vie n’a rien de tendre Si le ciel a un enfer Le ciel peut bien m’attendre...
- Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
- Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’existence, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
- Même quand on ne fait qu’y vivre, il n’arrive jamais rien d’autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
- Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
- Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s’abandonner à l’instant qui ressemble pour une fois à l’idée qu’on se faisait de la vie.
- La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
- Ta mort fait comme une île noire dans un océan de lumière. Pour te rejoindre, aucune barque. Il faudrait pouvoir marcher sur la lumière. Cela doit s’apprendre. Cela s’apprend.