Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
Écrivain, 1868-1955Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
Écrivain, 1868-1955Partager sur
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L'annonce faite a Marie
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Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
Mourir est une saveur que nous connaîtrons tous, un pain de lumière dont nous sommes les moineaux effrayés.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
Faire son deuil, c’est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu’elle n’en sera aveuglée qu’un bref instant, mais cela nous fait du bien.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c’est une libération.
Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
La mort n’est pas l’ultime vérité.
Elle nous paraît noire, – de même que le ciel nous paraît bleu, – mais elle ne noircit pas plus l’existence – que l’azur céleste ne tâche les ailes de l’oiseau.
La mort fait l’éloge de la vie comme la nuit celle du jour.
C’est l’ombre de la mort qui donne son relief à la vie.

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