Si la mort est un mystère La vie n’a rien de tendre Si le ciel a un enfer Le ciel peut bien m’attendre…

Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Dire qu’il faudra mourir d’ennui En enfer ou en paradis Passer toute une éternité Sans jamais pouvoir s’évader Dire qu’il faudra C’est dur à penser Il faut bien le dire
Impossible de savoir les plus simples vérités. Sinon que la mort n’est pas une solution à l’énigme de la vie.
La mort n’est pas l’ultime vérité.
Elle nous paraît noire, – de même que le ciel nous paraît bleu, – mais elle ne noircit pas plus l’existence – que l’azur céleste ne tâche les ailes de l’oiseau.
La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
Il n’y a qu’une bonne mort pour donner le sens de la vie !
Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
L’instant de la mort n’est rien ; le mal de la nature est peu de chose.
Celui qui n’est pas en vie doit être considéré comme mort. Donc… Si je comprends bien, avant la vie on est mort, et après la vie on est de nouveau mort.
La mort n’est rien. Elle n’est que l’extinction de l’artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu’un. La vie n’est rien. Elle n’est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu’un.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n’est rien. La conscience ne souffre pas puisqu’elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c’est l’esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l’angoisse.

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