L’instant de la mort n’est rien ; le mal de la nature est peu de chose.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons L’instant de la mort n’est rien ; le mal de la nature est peu de chose.
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Source vérifiée
Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Sixième partie
… j’aurai, moi vivante, l’affreux spectacle de l’horreur que je ferai, même à mes amis, comme si j’étais déjà morte. Au lieu de cela, j’ai trouvé l’art d’étendre ma vie sans la prolonger. J’existe, j’aime, je suis aimée, je vis jusqu’à mon dernier soupir.L’instant de la mort n’est rien; le mal de la nature est peu de chose; j’ai banni tous ceux de l’opinion. »
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort.
La mort n’est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
La mort est bien le bout, non pourtant le but de la vie.
Dans l’Histoire des temps la vie n’est qu’une ivresse, la Vérité c’est la Mort.
Si la mort est un mystère La vie n’a rien de tendre Si le ciel a un enfer Le ciel peut bien m’attendre…
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
La mort n’existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n’est pas.
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu’il faut c’est vaincre.
C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
Mais en Dieu il n’y a rien de fini : en Dieu, il n’y a rien de transitoire ; en Dieu il n’y a rien qui tende vers la mort. Il s’ensuit que pour Dieu le présent n’existe pas.

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