La mort, telle que nous la voyons, est, ainsi que la naissance, un mystère de la nature.
Philosophe, 121-180La mort, telle que nous la voyons, est, ainsi que la naissance, un mystère de la nature.
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Source vérifiée
Pensées pour moi-même (1876), livre IV, 5
La mort, telle que nous la voyons, est, ainsi que la naissance, un mystère de la nature: ici, combinaison des mêmes éléments; et là, dissolution d’éléments toujours les mêmes. Dans tout cela, il n’y a rien absolument qui puisse révolter un être doué d’intelligence, ni qui contredise le plan raisonné du système entier.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Impossible de savoir les plus simples vérités. Sinon que la mort n’est pas une solution à l’énigme de la vie.
L’instant de la mort n’est rien ; le mal de la nature est peu de chose.
La naissance est à la mort ce qu’est la promesse des fiançailles à la nuit de noce : c’est la mort qui consomme (dans les deux sens du mot : parfaire et détruire) le mariage entre l’âme et le temps.
La mort c’est le commencement de quelque chose.
La mort n’existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n’est pas.
Cet affranchissement et cette séparation de l’âme d’avec le corps, n’est-ce pas cela qu’on appelle la mort ?
La nature est tout à la fois initiation à la vie et instrument de mort.
L’état de l’animal que la mort naturelle va anéantir se rapproche de celui où il se trouvait dans le sein de sa mère, et même de celui du végétal, qui ne vit qu’au dedans, et pour qui toute la nature est en silence.
La mort est d’abord le néant du savoir… « On ne sait pas ». Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
L’instant où nous naissons est un pas vers la mort.

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