Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Une mort très douce (1964)
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Il n’y a qu’une immortalité qui vaudrait d’être souhaitée : c’est celle de la vie.
C’est la vie, et non point la mort, qui divise l’âme du corps.
Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s’est entièrement vouée à la pratique de la vertu n’est jamais trop courte.
Mais la mort ne peut être imaginée, puisqu’elle est l’absence d’images. Elle ne peut être pensée, puisqu’elle est l’absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
La mort n’a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n’y pensera plus.
N’oubliez pas que, si longue que vous apparaisse votre existence, votre mort, elle, est éternelle.
À une vie toute de songe
La mort ne peut faire mal.
Qu’est-ce que l’importance selon vous ?
De temps en temps, se sentir éternel. Sans ces moments-là, la vie humaine serait invivable.
Si la mort est un mystère La vie n’a rien de tendre Si le ciel a un enfer Le ciel peut bien m’attendre…

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