Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
Poète, 1877-1962Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
Poète, 1877-1962Partager sur
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Le loup des steppes
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Vivre, c’est repousser quelque chose qui veut mourir.
Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
La mort, c’est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
Aimer la vie c’est repousser les êtres qui veulent mourir.
La vie n’est qu’un pari insensé ; c’est la façon de mourir qui lui sauve la mise.
À une vie toute de songe
La mort ne peut faire mal.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s’est entièrement vouée à la pratique de la vertu n’est jamais trop courte.
Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme, celle de l’éternité !
Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.
Il est beau de mourir de sa mort, d’une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte.

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