Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.
1856-1939Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.
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Psychanalyse
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Je me dirais : tout ne finit pas pour nous avec la vie, tout rentre dans l’ordre à la mort.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
L’humanité projette inconsciemment son désir de survivre dans la chimère des choses jamais connues, mais cette chimère ressemble à la mort.
Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
Celui qui n’est pas en vie doit être considéré comme mort. Donc… Si je comprends bien, avant la vie on est mort, et après la vie on est de nouveau mort.
La mort, pas besoin d’être savant pour le comprendre : c’était tout simplement la fin de la vie.
Mourir, c’est être sur le point de renaître sous une autre forme.
C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.

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