- La vie est belle parce que nous mourons. Ce n’est pas un paradoxe. Ce serait atroce si nous ne mourrions pas. Et quand le Christ veut punir le Juif errant, il le condamne à l’immortalité. La vie est belle parce que nous mourons. Je le crois profondément.
- La culture est plus orgueilleuse et plus modeste que tout ce que l’on pourrait imaginer.
- Il n’y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
- Cette vie foisonnante de l’histoire est si merveilleusement riche qu’elle réduit à néant les inventions sans génie d’une imagination essoufflée.
- C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.
- La mort, c’est la vie... Et vous savez pourquoi nous mourons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir.
- La naissance est le lieu de l’inégalité. L’égalité prend sa revanche en approche de la mort.
- Si Dieu était une femme ? J’essaierai d’éviter de la séduire !
- L’art du romancier consiste à inventer avec des souvenirs.
- Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
- Nous n’avons après tout que quelques années à passer dans ce mystère qu’est la vie. Autant l’éclairer par un peu de beauté, de passion, d’amusement.
- Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu.
- Je trouve que si Dieu n’existe pas, la vie est une farce tellement tragique qu’il faut espérer à tout prix qu’Il existe.
- La vie est naturellement une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses.
- La jeunesse, l’impatience, le désir, l’espérance donnent son éclat au tout. Il y a une tristesse déchirante et de la beauté dans les soirs. Il n’y a rien, en vérité, qui ne soit beau dans le tout.
- Le bourgeois est plus familier des banques et des assurances que de l’agriculture et de la pêche en haute mer. Tout tient en un seul mot : l’argent. Ils ont un faible pour l’argent, même celui qu’ils n’ont pas et après lequel ils ne cessent jamais de courir.
- Ceux que j’admire le plus, ce sont les gens qui ne croient pas en Dieu et qui font du bien aux autres. Je me dis que s’il y a quelqu’un à la droite de Dieu, c’est un athée qui a fait du bien aux autres !
- C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
- La seule façon pour Dieu de s’exonérer d’une responsabilité écrasante, c’est de ne pas exister. On peut pardonner à Dieu s’il n’existe pas. S’il existe, je crains qu’il ne faille trop souvent le maudire.
- Ce monde inépuisable, il n’existe que deux voies pour tenter d’en rendre compte : l’art et la science.
- Connaître, c’est connaître par les causes. Comprendre, c’est remonter aux origines. Dans la forêt, dans la savane, sur la mer, dans les sables du désert, le commencement des commencements, le début de toutes choses est le mythe majeur des hommes.
- La science, la morale, l’histoire se passent très bien de Dieu. Ce sont les hommes qui ne s’en passent pas.
- Ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants.
- Les passions de la vie, des plus hautes aux plus basses, comme l’argent par exemple, font partie de la vie.
- Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps.
- La conjonction de deux périls - la famille et l’armée - peut être redoutable.
- Peut-être la bicyclette, dans ce monde de machines, était-elle à nos yeux une héritière du cheval ?