La conjonction de deux périls – la famille et l’armée – peut être redoutable.
1925-2017Source : Dieu, sa vie, son œuvre (1981)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La conjonction de deux périls – la famille et l’armée – peut être redoutable.
1925-2017Source : Dieu, sa vie, son œuvre (1981)
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Pour un militaire, une guerre qui se termine, c’est pire que tout.
La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
Je me demande si la guerre n’éclate pas dans le seul but de permettre à l’adulte de faire l’enfant, de régresser avec soulagement jusqu’à l’âge des panoplies et des soldats de plomb.
La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires.
La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
Le trop grand empressement qu’on a de s’acquitter d’une obligation est une espèce d’ingratitude.
Il y a dans toute relation le risque de la perte, de l’abandon. Ce sont les blessures du lien qui s’inscrivent en nous le plus durablement. Et c’est aussi ce que nous en ferons qui ouvrira ou fermera les portes de la tendresse. Quand est venu le temps de se séparer, de s’éloigner ou de se perdre, la tendresse, si elle n’est pas tuée par le ressentiment, par la violence de la souffrance (sur soi ou sur l’autre) permet de garder la trace du meilleur de l’autre et de nous-même.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c’est ce qui épice la vie.
— Il y a deux choses auxquelles il faut se faire, sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
Malheureuse contrée, où les marques de génération sont ignominieuses, et où celles d’anéantissement sont honorables, comme s’il y avait quelque chose de plus glorieux que de donner la vie.

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