C’est la vie, et non point la mort, qui divise l’âme du corps.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons C’est la vie, et non point la mort, qui divise l’âme du corps.
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La mort est le voile que les vivants appellent la vie…
Cet affranchissement et cette séparation de l’âme d’avec le corps, n’est-ce pas cela qu’on appelle la mort ?
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.
La vie, c’est faire semblant de ne pas être mort.
La vie n’a de sens qu’à la condition de mourir.
La mort est la face de la vie qui est détournée de nous, qui n’est pas éclairée de nous.
À une vie toute de songe
La mort ne peut faire mal.
Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme, celle de l’éternité !

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