Biographie courte et informations sur André Maurois
André Maurois est né le 26 juillet 1885 à Elbeuf en France et décédé le 9 octobre 1967 à Neuilly-sur-Seine. De son vrai nom Émile Salomon Wilhelm Herzog, il était un écrivain français reconnu pour ses romans, biographies et essais. Après des études au lycée Pierre-Corneille de Rouen, il s'engagea dans la Première Guerre mondiale comme interprète militaire. Son expérience l'inspira pour écrire Les Silences du colonel Bramble, un livre très populaire. Il a aussi écrit des romans comme Climats et Les Roses de septembre. Maurois s'illustra surtout dans les biographies d'auteurs et personnages célèbres, comme Victor Hugo et Byron. Élu à l’Académie française en 1938, il y siégea près de trente ans. Il fut aussi impliqué dans plusieurs associations culturelles et reçut plusieurs distinctions honorifiques au cours de sa vie.
- Mais la mort ne peut être imaginée, puisqu’elle est l’absence d’images. Elle ne peut être pensée, puisqu’elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
- Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
- Qu’est-ce que notre vie, sinon du temps ?
- La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue.
- L’amour supporte mieux l’absence ou la mort que le doute ou la trahison.
- Exilé, sensible, malheureux, on regrette sa famille, et surtout la douceur de l’amour maternel.
- Le célibataire aura toujours cette grande infériorité qu’il ne connaît, de toute une moitié de l’humanité, qu’un aspect romanesque ou critique.
- La civilisation n’est autre chose que l’acceptation, par les hommes, de conventions communes.
- Le bonheur est une fleur qu’il ne faut pas cueillir.
- L’art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.
- Un mariage heureux est une longue conversation trop brève.
- Le bonheur n’est jamais immobile; le bonheur c’est le répit dans l’inquiétude.
- L’entreprise est un mélange de guerre et de sport.
- Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c’est la recette même de l’amitié.
- Les grands événements n’enlèvent pas leur charme aux petits plaisirs.
- La seule atmosphère favorable au créateur est celle de la naissance de l’amour. Le mariage ou toute relation permanente avec une femme est la mort d’un grand artiste.
- Mais qui donc a dit qu’il était plus facile de mourir pour la femme qu’on aime, que de vivre avec elle ?
- Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
- Cela est facile à comprendre. Rien ne remplit une existence comme un grand amour accompagné de doutes sur les sentiments de l’objet aimé. Tout prend alors un prix infini.
- L’amour serait une suite de joies sans mélange des sens, de l’esprit et du coeur. C’est faux. Deux êtres humains amarrés l’un près de l’autre sont comme deux vaisseaux secoués par les vagues; les coques se heurtent et gémissent.
- L’amour absolu n’existe pas plus que le parfait gouvernement et l’opportunisme du coeur est la seule sagesse sentimentale.
- J’étais perdu dans la rêverie où nous plonge toujours l’énigme d’un beau visage...
- La plupart d’entre nous doivent conquérir, et sans cesse reconquérir, l’être qu’ils désirent et qui ne s’offre pas à eux sans combat.
- La vie est un combat et il faut s’y entraîner dès l’enfance. Les camarades sont meilleurs éducateurs que les parents, parce que sans pitié.
- L’expérience ne procure aucun plaisir, si ce n’est celui de la transmettre.
- Ne cherchez pas à faire, de l’éducation, une suite de plaisirs. Seul l’effort donne à l’esprit de la vigueur.
- Qu’est-ce qui importe en ce monde, sinon de faire naître le bonheur sur un beau visage ?
- Gardez le charme d’une légère timidité sans en éprouver les terreurs, comme certaines femmes savent conserver le ravissant duvet de la pudeur alors qu’elles ne craignent plus l’amour.